28 septembre 2009
Encore un livre sur la précocité...
...sur les étagères de mon libraire:
"Je suis précoce, mes parents vont bien" d'Elsa Autain Pleros édité aux Chroniques Sociales.
Préface d'Arielle Adda.
17 septembre 2009
Le cap des 14 000 connexions ....
...a été franchi hier soir.
03 septembre 2009
Catherine VIDAL...
...est neurobiologiste et directeur de recherche à l'Institut Pasteur.Elle est aussi membre du comité "Sciences et Citoyens" du CNRS. Dans un livre intitulé Cerveau, Sexe et Pouvoir, elle avait déjà insisté sur l'influence de l'environnement social et culturel dans la construction de nos identités d'hommes et de femmes. Elle résumait:"Notre destin n'est pas inscrit dans notre cerveau."
Cette fois, son dernier livre est écrit avec Sylviane Giampino, psychanalyste de la petite enfance et préfacé par Axel Kahn. Intitulé Nos enfants sous haute surveillance, et édité chez Albin Michel, il est surtout une riposte au rapport de l'ISERM de 2005 et à l'intention de Nicolas Sarkozy de dépister chez les jeunes enfants les tendances asociales pour les prévenir. J'ai évoqué cette question dans la seconde édition du Paradoxe.
Pour Catherine Vidal, le diagnostic précoce est dangereux et la prévention des pathologies est récupérée par les approches sécuritaires et les conceptions naturalistes de l'enfant. Le gène antisocial n'existe pas et il n'y a pas de consensus sur l'existence d'une base biologique des troubles du comportement . Une vision déterministe du cerveau laisserait penser qu'il existerait des circuits neuronaux déjà câblés et qui le resteraient. Ceci serait en contradiction totale avec la plasticité révélée par l'IRM.
Il n'y a rien à redire à ces rappels et l'éducation laisse heureusement un vaste champ d'espérance à chacun. Mais on se croirait revenu aux années soixante où tout était possible grâce à l'éducation et où l'on niait, mais à l'époque on avait des excuses, la réalité génétique . Catherine VIDAL fait un procès d'intention à l'avance à celui qui oserait rappeler que la biologie n'est pas étrangère à nos capacités intellectuelles et que si les connexions neuronales ne sont pas prédéterminées, leur fonctionnement n'est pas identique dans toutes les têtes.
Après avoir cité le cas des pianistes et du rapport entre la durée de leur travail et le nombre des connexions neuronales Sylviane Giamponi va jusqu'à dire ce jour sur France Inter (La tête au carré) que les grands musiciens géniaux avaient sûrement des parents qui les avaient poussés. On pourra relire mon message du 30 août 2007 sur ce bloc-notes et voir combien de musiciens ont bénéficié d'un milieu social et culturel favorable.
On pourrait rajouter à cette liste incomplète Frederik Russell Jones, plus connu sous le nom d'Ahmad Jamal né en 1930 à Pittsburgh dans une famille modeste. A trois ans il rejoue à l'oreile un morceau interprété par son oncle alors qu'il touche pour la première fois au clavier. Pianiste professionnel à 11 ans, il adhère au syndicat des musiciens à 14 et part en tournée à 17. Ses connexions neuronales se sont surement multipliées grâce à la pratique instrumentale et à la plasticité du cerveau mais les molécules de neuro transmetteurs ont mieux fonctionné chez lui que chez d'autres.
Je donnerai une conférence.....
....consacrée à la précocité en milieu scolaire
Le mardi 6 octobre prochain à 14h30 dans l'auditorium du lycée ROTROU à Dreux .
entrée:5€
Cette conférence est organisée par l'UDTL de Dreux.
J'aurai l'occasion d'y reprendre cette observation de François DUBET ce matin sur France Inter (où il était invité avec le président de SNaLC, Bernard KUNTZ) selon laquelle l'Education nationale est très efficace dans sa gestion administrative ,puisqu'elle peut organiser sans trop de "ratés" les épreuves d'un examen aussi lourd et complexe que le Bac, gèrer de façon moderne des personnels très nombreux etc. mais est incapable de peser "politiquement" (on pourrait dire "pédagogiquement"). Les ministres, sont de ce point de vue, impuissants. On l'explique souvent par le conservatisme (réel) des personnels et de leurs syndicats. C'est l'inertie du mammouth.
J'aurais l'occasion de montrer que Recteurs et I.A. ne sont pas à l'abri de cette critique. La circulaire d'octobre 2007 servira d'exemple.
