11 avril 2012
France Inter, service Public . Guillaume Erner......
invitait ce matin Wilfried Lignier pour son livre édité à La Découverte et intitulé La petite noblesse de l'intelligence. Pour le bon équilibre de l'émission, Guillaume Erner avait invité Serge Hefez et diffusé un reportage dans l'école Gusdorf à Paris (6 000 €/an).
Plusieurs remarques: L'Ecole Gusdorf n'est pas représentative et n'est pas la solution la plus souhaitable. Elle légitime, en plus, le discours malveillant de monsieur Lignier. Je ne remets pas en cause les témoignages des élèves.
L'information journalistique est-elle hémiplégique? Quand on n'entend pas les psychologues, on entend les sociologues. Les enseignants sont rares. Et ceux du service public.....absents.
Enfin, voici un nouvel adversaire en la personne de ce sociologue, professeur à Sciences Po, qui estime, pour résumer sa pensée, que les supposés "surdoués" ne sont que des enfants dont les parents,de classes aisées, n'ont rien trouvé de mieux pour réclamer qu'on s'occupe encore un peu plus de ces petits privilégiés.
05 avril 2012
L'AFEP vous donne les n° du B.O.
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23 mars 2012
Propositions au ministère
Le texte ci-dessous sera remis au ministère prochainement. Il a été rédigé par des chefs d'établissements du service public. Quel que soit le futur ministre il contribuera à l'évolution nécessaire de l'organisation administrative sur ce sujet.
ENFANTS INTELLECTUELLEMENT PRECOCES
Professeurs sur postes à profil.
Etat des lieux:
Bien que l’unanimité ne soit pas faite sur son appellation, le phénomène de la précocité intellectuelle est désormais généralement admis. Grâce aux travaux récents des neurosciences, des psychologues et d’enseignants de plus en plus nombreux.
L’opinion publique ne peut plus l’ignorer du fait de l’intérêt permanent des media.
La réalité de l’existence de petits eip, doués, surdoués ou hp n’est plus contestée .Il est également admis que faute d’être reconnu comme tel, l’enfant peut souffrir d’une scolarité inadaptée et développer toutes sortes de violences contre lui même (jusqu’au suicide) ou contre les autres (vandalisme). Entre ces cas extrêmes il peut simplement être malheureux .
Cet échec de l’école n’est ni fatal ni général. Il existe des eip qui mènent à bien leur vie d’élève et il existe même des enseignants avertis qui les y aident.
On sait également que l’isolement de ces enfants contribue à rendre leur présence en classe difficile.
On s’accorde sur la nécessité de confier ces enfants à des enseignants qui ne sont pas hostiles à la notion de précocité, mieux encore, à des enseignants qui ont une connaissance de base sur l’attitude pédagogique à mettre en oeuvre, et mieux encore, à des enseignants qui sont volontaires pour éduquer avec succès ces élèves caractérisés par un…haut potentiel.
La Loi d’Orientation.
Elle a, entre autres, pour objectif de corriger toutes les formes de handicap dans tous les établissements. L’expérience montre que vouloir intégrer partout conduit à n’intégrer nulle part.
Suivant le principe qu’il vaut mieux prévenir que guérir, parce que c’est plus facile et parce que ça ne coûte rien, nous proposons d’appliquer la loi avant que le handicap potentiel ne conduise à un échec évitable.
Propositions:
Afin de tenir compte de l’état actuel de la formation des enseignants il serait irréaliste de vouloir proposer un accueil spécifique dans toutes les écoles et dans tous les collèges. (Les lycées ne sont pas concernés car à ce stade de la scolarité les “précautions pédagogiques” deviennent sans effet, et la complexité des filières empêche toute tentative de regroupement. En revanche, et heureusement, la diversité des choix d’options remédie -en partie- à la démotivation des élèves).
Provisoirement, en attendant de pouvoir, éventuellement, faire plus et en s’en tenant à un recrutement de proximité, il est possible d’implanter une structure d’accueil dans chaque département, chaque grande ville de plus de 100 000 habitants, et pourquoi pas quand les ressources humaines présentes localement le permettent, dans chaque circonscription (ou district, ou bassin, ou réseau d’unités d’enseignements selon les différentes terminologies en usage localement).
Il convient de mettre en présence des enfants identifiés pour ce qu’ils sont et des enseignants (in)formés de leurs besoins et mieux encore, volontaires pour les conduire vers le succès.
Les différentes circulaires ministérielles et la suite qui leur a été donnée par un bon nombre de recteurs et inspecteurs d’académie a préparé les familles et le corps enseignant à une nouvelle étape:
En collège:
Pour structurer la mise en place d’une équipe pluridisciplinaire dans un établissement volontaire dont le projet, après adoption en conseil d’administration, serait validé par l’Inspection Académique et ouvrirait à un double recrutement:
1) d’enfants dérogeant si nécessaire à la sectorisation.
2) d’enseignants sur postes à profil après entretien, avant le mouvement national, avec le chef d’établissement.
Ce regroupement d’élèves au sein de classes hétérogènes serait possible dans la plupart des cas. Il pourrait également être réalisé au sein d’une classe spécifique dans les gros collèges.
Dans les écoles :
Pour celles qui accueilleraient les petits eip, l’idéal serait qu’un professeur soit affecté pour chaque niveau. A défaut, et en attendant le renforcement de l’équipe, deux solutions sont envisageables:
-soit le professeur compétent exerce en CP, accueille des enfants déjà identifiés et conseille ses collègues pour les quatre niveaux suivants.
-soit le professeur exerce en CM2 après que l’identification ait pu se faire sur proposition des familles ou des enseignants des niveaux précédents qu’il peut conseiller. Il assure aussi la liaison avec l’équipe pédagogique de 6eme du collège.
L’affectation de ces professeurs se ferait ici aussi sur poste à profil après entretien avec l’IEN de circonscription, assisté le cas échéant du professeur chargé de direction.
Ces dispositions relatives à la mise en place des structures ne remplacent pas l’effort de formation qui peut être développé mais en constitue l’aboutissement.
10 mars 2012
L'Autisme, La Psychanalyse, Freud et...Michel Onfray.
La polémique qui fait rage à propos de l'autisme, les échanges violents entre les psychanalystes et ceux qui les critiquent me rappellent ce qui s'était produit en 1978 à propos de la dyslexie et ce qui se passe encore à propos de la précocité (bien que sur ce dernier sujet je sois, pour l'instant optimiste).
J'ai donc lu Le crépuscule d'une étoile, l'affabulation freudienne (613p chez Grasset) .Michel Onfray avait déjà lu près des 2500 pages écrites par Freud lorsqu'il devint professeur de philosophie et enseigna le programme qui incluait Freud. "Pendant vingt ans j'ai donc enseigné ce que j'avais consciencieusement appris".
Michel Onfray explique comment il fut "bibliographiquement déniaisé" par la publication du Livre Noir de la psychanalyse (ouvrage collectif paru en 2005 aux éditions Les Arènes).
"Les gardiens de la légende (freudienne) écartaient toute littérature critique d'un revers de la main en la considérant comme "révisionniste", antisémite, réactionnaire et fleurant bon le compagnonnage avec l'extrême droite. A l'époque, je n'avais donc pas lu ces livres présentés comme le produit de gens intellectuellement infréquentables.
Or j'ai lu ces livres. Ils disent vrai. Cette découverte suscita donc pour moi une sidération sans nom."
Quelles sont les critiques? Freud a beaucoup menti, travesti, travaillé à sa propre légende, à faire disparaître des lettres qui le montrent adepte de théories extravagantes. On découvre que Freud falsifie les résultats et invente des patients.
Michel Onfray considère la psychanalyse comme une discipline vraie et juste tant qu'elle concerne Freud et personne d'autre.
C'est en effet un phénomène extraordinaire que cette réussite à faire admettre dans le monde entier une théorie basée sur sa propre personne comme scientifique et universelle. Etonnante aussi l'ardeur de ses adeptes pour le défendre par tous les moyens.
Michel Onfray raconte: "la publication du Livre Noir a généré une avalanche d'articles dans la presse (...).Tous présentaient l'ouvrage comme un pamphlet rédigé contre Freud et la psychanalyse pour faire la promotion des fameuses Thérapies Comportementales Cognitives. (...) Ce que j'avais lu dans la presse ne m'avait pas donné envie d'acheter le livre. (...) Je fus sollicité en fin d'émission sur une radio pour je ne sais quel livre et l'on me demanda ce que je pensais de "l'affaire du livre noir" qui présentait Freud comme menteur, propagandiste obsédé par le sexe, les honneurs, l'argent etc. je fis une phrase pour conclure que pareil procès était ridicule....Je regrette cette phrase: car ce qui est reproché à Freud l'est légitimement."
Je me souviens de la sortie du livre de Michel Onfray en 2010 et le traitement qui lui fut réservé n'est pas très différent de ce qu'il décrit en 2005.
Michel Onfray est désolé du comportement intellectuel de ses amis socialistes et plus généralement "de gauche". "Comment entendre la justesse de bons arguments critiques dans un monde où l'essentiel de la classe intellectuelle communie moins dans la gauche que dans son catéchisme ?"
Pierre Debray-Ritzen avec La Scholastique freudienne (1972 chez Fayard) et Gérard Zwang avec La Statue de Freud (1985 chez Robert Laffont) ont mesuré à l'époque comme le rappelle Michel Onfray citant JP Sarte à propos d'Albert Camus "qu'il vaut mieux avoir tort avec la gauche que raison avec la droite". Cette belle maxime sera reprise pendant longtemps et au premier degré par ceux qui pensaient qu'il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Raymond Aron.
L'actualité qui touche au débat sur l'autisme justifiait cet éclairage de la psychanalyse dans ce blog. Je cite dans Le Paradoxe l'impossibilité pour Debray-Ritzen de se faire entendre en 1978 à propos de la dyslexie et des vingt années perdues. Sauf erreur de ma part je crois que Jeanne Siaud-Facchin estime que la psychanalyse a longtemps retardé dans la formation des psychologues une approche plus réaliste des fonctions cognitives.
Merci à Michel Onfray.
21 février 2012
Catherine Vincent dans Le MONDE du 17 février....
...consacre une page (Société p 11) à la menace qui pèse sur la psychanalyse puisque la Haute Autorité de Santé doit rendre publiques,le 6mars, ses recommandations à propos du traitement de l'autisme. Or l'édition du 13 février de LIBERATION laissait prévoir une sévère démystification de la psychanalyse.
Catherine Vincent espère que la HAS entendra les appels à l'indulgence envers une corporation menacée par le chômage technique.
Un petit encart admet-faute de pouvoir faire autrement- que "l'hérédité joue un rôle important dans l'autisme" avec ce commentaire "Il n'existe toutefois aucun gène spécifique expliquant à lui seul l'apparition de la maladie". Cette phrase bien peu scientifique est-elle écrite par Catherine Vincent? J'espère que non.
Personne ne prétend qu'il n'existe qu'un gène spécifique. La génétique est plus complexe et la recherche a encore du pain sur la planche.
Dans la même page Catherine Vincent prend la défense de Pierre Delion, chef du service de pédopsychiatrie du CHRU de Lille et spécialiste du "packing" dans le traitement de l'autisme. L'Ordre des médecins (conseil départemental du Nord) dira si, comme l'en accuse l'association VAINCRE L'AUTISME Pierre Delion a manqué à l'éthique médicale.
Dans LE PARADOXE, à propos du rapport établi en 2005 par l'INSERM, je citais (page 28) Pierre Delion pour qui "le trouble des conduites implique une référence à une bonne conduite et à une mauvaise conduite. Cette notion moralise donc le débat là où, au contraire, il faudrait accepter la diversité de tous les parents et de leurs enfants".
Admettre, et défendre la diversité, qui serait contre? Mais tous les enseignants savent qu'il y a de bonnes et de moins bonnes conduites et s'il existe des troubles dans le comportement il faut bien les diagnostiquer pour savoir comment les traiter.
14 février 2012
Le 28 000 eme visiteur
s'est connecté aujourd'hui à 17h12.
13 février 2012
LYON, une ville active
Affiche_colloque_ANPEIP_LYON_170312-1
12 février 2012



